La romancière est à la toilette La genèse de la perversité (5) Scène coupée

Si je pouvais t'offrir le bleu secret du ciel
Brodé de lumière d'or et de reflets d'argents
Le mystérieux secret, le secret éternel
De la nuit et du jour, de la vie et du temps

Avec tout mon amour je le mettrais à tes pieds
Mais tu sais je suis pauvre et je n'ai que mes rêves
Alors c'est de mes rêves qu'il faut te contenter
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves

[Traduction libre de « He wishes for the clothes of heaven » de W.B. Yeats par Keyvan Sayar]

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La romancière est à la toilette La genèse de la perversité (4)

Un jour, quand je serai grande, plus personne ne me dira quoi faire et je serai heureuse.

[Journal intime de Christina. Mardi, 19 avril 1988.]

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La romancière est à la toilette La genèse de la perversité (3)

La victime dit : Que les hommes qui sont au-dessous de la vengeance se rassemblent en un seul lieu, et que le châtiment paraisse. Et cela fut ainsi.
La victime appela le châtiment absolution, et elle appela l’assemblée des hommes bourreaux. La victime vit que cela était bon.
Puis la victime dit : Que la victime produise de la torture, des blessures portant des leçons, des actes barbares donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur leçon sur la victime. Et cela fut ainsi.
La victime produisit de la torture, des blessures portant la leçon selon son espèce, et des actes donnant du fruit et ayant en eux la leçon selon leur espèce. La victime vit que cela était bon.
Ainsi, il y eut un procès, et il y eut un jugement : ce fut le troisième jour.

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La romancière est à la toilette La genèse de la perversité (2)

La victime dit : Qu’il y ait une justice entre les hommes, et qu’elle sépare les pervers d’avec les hommes.
Et la victime fit sa justice, et elle sépara les hommes qui sont au-dessous de la justice d’avec le pervers qui est au-dessus de la justice. Et cela fut ainsi.
La victime appela sa justice vengeance. Ainsi, il y eut un procès, et il y eut un jugement : ce fut le second jour.

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La romancière est à la toilette La genèse de la perversité

Au commencement, le pervers créa la victime.
Elle était sensible, intelligente, jolie, et surtout généreuse. Il était vide, de sens, d’amour et d’humanité.
Le pervers dit : que la victime soit ! Et la victime fut.
Le pervers vit que sa victime était bonne ; et le pervers la sépara d’avec les siens.
Le pervers appela la victime chose, et il appela les siens ennemis. Ainsi, il y eut une emprise, et il y eut sa fuite. Elle venait de se libérer de lui mais il ne le savait pas encore : ce fut le premier jour.

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La romancière est à la toilette Clitoris, ce héros!

Ce matin là, elle se réveilla avec la sensation étrange que quelque chose avait changé. Encore engourdie, elle s’assit au bord de son lit et fit l’effrayant constat que la pilosité de ses jambes s’était considérablement développée pendant son sommeil. Ses sens, à présent alertés, lui indiquèrent que cette transformation s’étendait bien au-delà de ce qu’elle pouvait craindre. Elle avait un pénis.

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