Le Périlleux enchaînement des choses
samedi 4 octobre 2008 dans: Féminoscope
Eros
, variations en trois parties sur l'érotisme et le désir où la femme en est l'objet central. Trois maîtres
du cinéma contemporain s'y attellent ou presque: Michelangelo Antonioni avec "Le Périlleux enchaînement des choses", Steven Soderbergh avec "Equilibre" et Wong Kar-Wai avec "La Main".
Néanmoins, si je me suis permise de mettre maîtres
du cinéma entre guillemets, c'est bien parce que je me demande encore ce qu'a voulu nous transmettre Michelangelo Antonioni dans ce premier moyen métrage, au sens propre comme au figuré. Extrait:
— Vous cherchez quelque chose? Demanda-t-elle au pied de sa vieille tour.
— Oui... J'adore les vieilles choses.
— Mais je suis jeune, moi!
— C'est encore mieux.
Une fois entrés dans la tour, ils se pourchassent en riant comme des innocents à travers couloirs et escaliers puis, atteignent une haute terrasse à la vue imprenable. À peine arrivés, elle dit aussitôt: J'ai froid!
Avant de reprendre le chemin inverse jusqu'à sa chambre où elle s'empresse de s'y déshabiller et de s'y caresser. Lui, il décide de rester en haut de la tour pour profiter du panorama.
En effet, l'œuvre est à l'image de son titre, les choses s'enchaînent de façon vraiment périlleuse. Fort heureusement, les deux autres moyens métrages ont relevé le niveau.
Par Sihaya à 23:59
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