J’ai beaucoup pensé à la suite de mon incroyable et savoureuse nouvelle La genèse de la perversité. Voyons, qu’est-ce que je fais, je la lui coupe ou je ne la lui coupe pas ? Ho, je suis un monstre car si je fais ça, ma super héroïne en devient un à son tour et je n’aurai jamais le courage de finir cette histoire horrible, perverse, infâme, ho brûlez-moi sur le bûcher, vite, je ne mérite plus de voir virevolter ces petits papillons roses, mes yeux sont sales d'avoir lu ce que je viens d'écrire. Affreux, vous dis-je.

Rebondissement. Tel celui du vrai monstre, le réel, cette chose qui rôde dans ma réalité et qui vient de rejaillir hors de sa boite de Pandore. Vous savez, celle où la raclure d’espérance séchée en son fond n’est que celle qu’il disparaisse. J’avais tout d’abord pensé à une incantation qui l’enverrait tourner en orbite autour de la Lune et puis mon amoureux de me rappeler qu’il existe un Traité de non pollution de l’espace.

Ah, cette fatalité qui me colle à l’ADN depuis qu’une de ses cellules à flagelle ait profité d’un moment d’inattention du gamète de ma mère pour l’assiéger en faisant de moi l’heureuse gagnante du concours du géniteur destructeur de l’été 79.

Ho, attendez, et si je la lui enfonçais bien profond dans sa gorge à cet enfoiré de Jean-Marie ? Mieux encore, du pâté en croûte pour ce cher Rimbaud. Il apprécierait, c’est certain.