J’aime la douceur de tes mots, sincères, paisibles et dans lesquels j’aimerais parfois m’y noyer pour oublier ce que les siens, manipulateurs et sadiques m’ont fait. Les mensonges, les critiques, les insultes, les humiliations, les reproches, les insinuations, les doubles contraintes, les projections, les pénétrations forcées.

J’aime la chaleur de tes mains, immenses, douces et dans lesquelles j’aimerais parfois disparaître pour oublier ce que les siennes, petites et vicieuses m’ont fait. Les coups, les griffures, les empoignades, les strangulations, les pincements, les gifles, les secousses, les pénétrations forcées.

J’aime la saveur de ta bouche, gourmande, délicate et dans laquelle j’aimerais parfois m’y abandonner pour oublier ce que la sienne, pincée et bestiale m’a fait. Les morsures, les succions, les cris, les meurtrissures, les moues, les grimaces, les brûlures, les soupirs, les pénétrations forcées.

J’aime le désir de ton sexe, aimant, généreux et sur lequel j’aimerais parfois m’y déposséder complètement pour oublier ce que le sien, obscène et violent m’a fait. La douleur, les déchirures, les viols, les accusations, les perversions, les doutes, les échecs, les pénétrations forcées.

Hier, tu m’as demandé de te raconter, voilà qui est fait.
Demain, ne me demande pas d’oublier, c’est impossible.
Plus tard, j’en suis sûre, tu m’auras lavée de ses souillures.
Un jour, je l’espère, j’aurai un corps enfin libre, pour moi… pour toi.
Aujourd’hui, je viens d’un peu plus gratter cette abjecte crasse, c’est déjà ça.